La marche vers des élections est "irréversible", assure Joseph Kabila — RDC

Claudine Rigal
Septembre 24, 2017

"Depuis une année, mon pays est victime d'attaques terroristes menées par certains groupes armés, notamment dans les Provinces du Kasaï, voire dans la capitale, et dont l'objectif est d'anéantir la paix si chèrement acquise, de contrarier la dynamique des solutions consensuelles obtenues au niveau national et de miner nos efforts de développement", a dit le président congolais. Notre marche dans cette direction est irréversible.

Qui peut encore croire Joseph Kabila?

J'affirme que le cap vers des élections crédibles, transparentes et apaisées, est définitivement fixé. Joseph Kabila s'est montré des plus déterminés lors de son allocution, samedi 23 septembre, devant l'Assemblée générale annuelle des Nations unies à New York. Depuis maintenant 3 ans, le pays s'est installé dans une crise politique profonde, l'opposition accusant le président congolais de vouloir retarder volontairement l'organisation de la présidentielle pour se maintenir au pouvoir, alors que son dernier mandat s'est achevé le 20 décembre 2016. Une promesse qui n'engage donc pas vraiment le chef de l'Etat, puisque la Commission ne cesse d'annoncer la publication du fameux calendrier comme " imminente " depuis ... 2014. Joseph Kabila s'est tout de même félicité " du fait que plus de 42 millions d'électeurs sur 45 millions ont d'ores et déjà été enrôlés ". Au cours de la discussion avec Joseph Kabila, le patron des Nations unies a aussi "encouragé le gouvernement et les acteurs politiques congolais à s'engager fermement dans la mise en oeuvre effective et à temps de l'accord politique du 31 décembre 2016" qui prévoit des élections au plus tard au 31 décembre 2017, a ajouté le communiqué, sans autre précision.

Une nouvelle fois, Joseph Kabila n'a pas rassuré sur sa volonté réelle d'organiser rapidement les élections et de quitter le pouvoir, comme l'exige la Constitution qui lui interdit de briguer un nouveau mandat. Selon une source diplomatique à Kinshasa, un report des élections courant 2018 pourrait être accepté par les anti-Kabila, mais pas au-delà.

"Le tout, sans ingérence extérieure ni dictat quelconque, " a souligné M. Kabila.

Concernant le volet sécuritaire, le discours du président Kabila inquiète également. Joseph Kabila a affirmé que "la lumière sera faite sur ces exactions ".

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