La prévision de déficit public revue à la baisse

Xavier Trudeau
Septembre 19, 2017

Bercy a annoncé ce mardi 19 septembre que la prévision du taux de croissance était relevée de 1,6 à 1,7% pour cette année, un chiffre censé faire consensus parmi les économistes. "Prudent", l'exécutif maintient la même prévision pour 2018, manière pour le gouvernement d'Edouard Philippe d'afficher son "sérieux budgétaire" et de se réserver d'éventuelles bonne surprises à l'avenir.

"C'est un peu mieux que ce que nous avions indiqué en première indication aux parlementaires parce que la croissance est légèrement meilleure", a souligné M. Le Maire sur la chaîne France 2.

Une hypothèse qui fait le choix "de la sincérité et de la responsabilité plutôt que celui de la facilité de prévisions optimistes qui ont trop souvent conduit à reporter les réformes nécessaires", ont affirmé les ministres.

Bruno Le Maire a par ailleurs confirmé qu'il n'y aurait "pas de baisse de dotation" pour les collectivités locales en 2018.

Le gouvernement, qui avait annoncé début juillet vouloir lutter contre l'"addiction française à la dépense publique", a toutefois revu à la baisse son objectif d'économies pour l'an prochain, dans un contexte de mécontentement sur les coupes budgétaires.

L'opposition n'a pas tardé à réagir.

"Selon les différentes annonces des ministres, la plupart des budgets des ministères vont augmenter en 2018. (.) Hormis les sempiternelles réductions que s'applique Bercy à lui-même, nous sommes donc en droit de nous demander quels sont les budgets en baisse", a-t-il ajouté.

Xavier Ragot, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques, voit dans cette révision "un signe d'intelligence économique".

Autre bonne nouvelle: l'exécutif peut désormais espérer sortir du collimateur de Bruxelles dès la fin de l'année en passant enfin sous la barre symbolique des 3%. "Nous sommes le pays développé qui a le montant de dépenses publiques le plus important par rapport à sa richesse nationale". Cela permet aussi de "donner du poids politique à la parole de la France en Europe un poids qu'elle n'avait pas jusqu'à présent", a insisté Bruno Le Maire.

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