Le gouvernement dénonce un "projet de déstabilisation" du pays — Côte d'Ivoire

Claudine Rigal
Septembre 13, 2017

Ces deux personnalités pro-Gbagbo avaient été citées dans un projet de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. L'information ressort de la dernière réunion du Conseil national de sécurité (CNS), tenue ce jeudi, au palais de la présidence de la République. Le président Alassane Ouattara a affirmé ce dimanche détenir "des preuves " de ces accusations et s'est dit prêt à émettre des mandats d'arrêts internationaux à leur encontre. "Nous n'accepterons pas que la sérénité des populations vivant en Côte d'Ivoire soit troublée à nouveau". C'est désormais terminé avec ceux qui ne reconnaissent pas avoir envoyé des gens au charbon.

Dans le communiqué lu suite à la réunion du Conseil national de sécurité de Côte d'Ivoire le jeudi 7 septembre 2017 à Abidjan, en plus des accusations directes portées contre Stephane Kipré et Damana Pickass, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Sidiki Diakité, a fait état de " lresponsables politiques aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, plus particulièrement au Ghana", comme instigateurs des attaques contre les postes de police et de gendarmerie dans la pays. Un communiqué produit à l'issue et rendu public par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a nommément mis en cause en plus du premier personnage cité, Stéphane Kipré (un des beaux fils de l'ex-Président Gbagbo), Lobognon Henri et le lieutenant Péhé. Pour Damana Pickass, ces allégations seraient des manoeuvres du pouvoir pour empêcher la mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo. "Je reste néanmoins déterminé à continuer mon combat politique; celui d'œuvrer inlassablement à l'avènement d'une Côte d'Ivoire réconciliée et démocratique.", a souligné le président de l'Union des Nouvelles Générations. Ce qui fait dire à Le Quotidien d'Abidjan qu'après avoir été accusés de déstabiliser le pouvoir, Stephane Kipré et Damana Pickas "incendient" le régime.

Quoi qu'il en soit, le président Ouattara indique qu'il dispose de preuves irréfutables incriminant les personnalités citées.

Attaques de gendarmerie et commissariats: Pickas et Stephane Kipré, les cerveaux, renchérit Le Patriote là où Le Temps s'insurge contre cette "prétendue implication des pro-Gbagbo" dans ces affaires d'attaques qui selon ce confrère n'est que "de l'intox" pour faire échec à la libération de Gbagbo. "Ils auront le choix de rentrer, autrement des mandats d'arrêt seront émis à leur endroit". Telle est la conviction de bon nombres d'observateurs qui s'attendent pourtant à des actes allant vers une réconciliation vraie.

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