Le gouvernement ferme face aux mobilisations — Ordonnances travail

Claudine Rigal
Septembre 13, 2017

La ministre du Travail Muriel Pénicaud à l'Assemblée nationale le 12 juillet 2017. "On ne va pas reculer". "Ce que j'essaie, c'est de faire en sorte que le mandat qui nous a été donné par le peuple français, par les électeurs, soit mis en actes". "Non", a-t-elle déclaré sur BFM TV et RMC Info. La ministre du Travail a estimé que le pays était "mûr pour inventer une flexisécurité à la française " mardi, jour de contestation sociale contre la réforme du Code du travail. "La réforme du droit du travail est le fruit d'un engagement de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron qui a été confirmé par les législatives". "Nous mettons en œuvre ce que les Français nous demandent de faire, donc on ne va pas reculer", a insisté la ministre.

"Elle ne peut pas le faire reculer à elle seule". Par ailleurs, "7 % des jeunes sont en apprentissage en France", alors que "tous les pays européens qui ont vaincu le chômage de masse des jeunes sont des pays où l'apprentissage est fort", a-t-elle souligné, citant "la Suisse " et "l'Allemagne " qui "ont entre 15 et 20 % d'apprentis ".

Ces déclarations interviennent au lendemain d'une manifestation, organisée par la CGT. C'est presque autant que lors de la première mobilisation anti-loi travail, le 9 mars 2016, qui avait compté 224.000 personnes dans la rue selon l'Intérieur, 450.000 selon la CGT.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL