Élection d'une femme au poste de président de la République — Singapour

Claudine Rigal
Septembre 13, 2017

Une femme a été nommée pour la première fois présidente à Singapour, un poste largement honorifique, à l'issue d'un processus sans vote qui suscite la polémique.

Halimah Yacob, première femme à occuper le poste de présidente du Parlement, a accédé automatiquement à la fonction suprême après que deux rivaux potentiels eurent été éliminés car ils ne remplissaient pas tous les critères requis.

Un autre, qui a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux, prévoit que les candidats issus du secteur privé aient été pendant au moins trois ans à la tête d'une entreprise ayant un capital supérieur à 500 millions de dollars singapouriens (310 millions d'euros).

Halimah Yacob a directement été nommée présidente du pays sans passer par les urnes.

Automatiquement qualifiée avec son mandat de député, Halima Yacob, âgée de 63 ans et portant le voile, avait été élue à la tête du Parlement en 2013.

Il y a déjà eu un président malais (donc musulman), Yusof Ishak, au lendemain de l'indépendance de Singapour de 1965 à 1970.

Ella a démissionné en août afin de se lancer dans la course présidentielle. La communauté chinoise est l'ethnie majoritaire. Le chef de l'exécutif reste toutefois le premier ministre Lee Hsien Loong, membre du Parti d'action populaire (PAP) au pouvoir depuis 1959. Mais pour Halima Yacob la battante, "avec ou sans élection, ma passion et mon engagement pour servir les Singapouriens seront les mêmes ".

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