Les syndicats peu convaincus mais divisés — Ordonnances

Claudine Rigal
Septembre 2, 2017

La CGT sera dans la rue le 12 septembre, pas FO ni la CFDT. La CFDT non plus qui se déclare " déçue " mais préfère réunir le 3 octobre ses militants. Mais pour l'heure, le parti sera seul à défiler ce jour-là. "Nous allons examiner l'ensemble de ces textes, c'est évident, et on rendra un jugement définitif à la fin", a dit le secrétaire général de Force ouvrière.

"Après des mois de concertations et d'échanges le résultat est là".

Jean-Claude Mailly, a refusé jeudi de donner un avis définitif sur la réforme, estimant que des points allaient dans la bonne direction mais que d'autres étaient à revoir.

La réforme du travail voulue par le gouvernement est désormais connue et elle n'est pas du goût des syndicats.

"Cette réforme n'est pas là hauteur", a déclaré à la presse Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, à la sortie de cette réunion. "Nous regrettons que sur un certain nombre de sujets, ce soit le dogmatisme qui l'ait emporté, notamment sur les indemnités prud'homales, et le périmètre économique du licenciement".

Malgré une "concertation loyale et sincère" avec le gouvernement, M. Berger a exprimé sa "profonde déception face à l'opportunité qui était de faire du dialogue social un élément central de la gouvernance des entreprises".

La principale surprise, désagréable aux yeux des syndicats, concerne le référendum d'entreprise: même les patrons de petites entreprises, comptant moins de 20 salariés, pourront y avoir recours, afin de contrer les oppositions des syndicats.

Comme attendu, la CGT est la plus déçue par le contenu des ordonnances. "Toutes les craintes que nous avions sont confirmées et la crainte supplémentaire c'est évident et c'est écrit: c'est la fin du contrat de travail", a estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, appelant "les travailleurs, les retraités et les jeunes à aller dans la rue le 12 septembre", date où la CGT appelle à une journée de mobilisation. "Est ce que c'est une façon d'éviter un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi)? s'est-il interrogé". Le patron du Medef Pierre Gattaz a quant à lui estimé que celle-ci représentait une "première étape importante" pour "conforter la confiance des chefs d'entreprises" et "faire bouger les lignes pour le bien" des entreprises.

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