Mehdi Ben Gharbia promet son annulation — Test anal

Xavier Trudeau
Septembre 23, 2017

Lors d'un récent entretien avec Amnesty International à Tunis, le ministre tunisien chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des Droits de l'homme, Mehdi Ben Gharbia, a indiqué que les autorités ne ménagent pas leurs efforts pour mettre un terme aux examens anaux forcés qui sont régulièrement pratiqués sur des hommes soupçonnés d'avoir des relations homosexuelles. Et d'ajouter que la Tunisie s'engage dans les 4 ans à venir à prendre les mesures nécessaires pour règlementer cette question au niveau législatif et administratif.

La Tunisie compte franchir un nouveau pas pour les droits de l'Homme.

La Tunisie a écarté, en revanche, les recommandations "qui nécessitent un dialogue sociétal et un consensus national comme l'abolition de la peine de mort ou encore la levée de la criminalisation de l'homosexualité", a précisé Ben Gharbia.

Le ministre des droits de l'Homme Mehdi Ben Gharbia a déclaré le 22 septembre à l'AFP que l'obligation de test anal pour les homosexuels poursuivis pour leurs pratiques sexuelles serait assouplie. Elles sont unanimes à assimiler le test anal à de la torture.

"Un juge pourra encore demander à une personne poursuivie pour homosexualité de faire un test anal mais cette personne aura tout le droit de le refuser sans que son refus soit retenu comme une preuve d'homosexualité", a déclaré le ministre. Toutefois, l'organisation regrette fortement le rejet par la Tunisie de 14 recommandations relatives à la dépénalisation des relations homosexuelles par l'abrogation de l'article 230 du Code pénal.

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