Six mois de prison pour le chef des Ahmadis — Algérie

Xavier Trudeau
Septembre 14, 2017

Par Sadek S. - Amnesty International (AI) a appelé, dans un communiqué rendu public cet après-midi, les autorités algériennes à libérer Mohamed Fali, président de la communauté religieuse des ahmadis, et à abandonner toutes les charges retenues contre lui car il s'agit d'un prisonnier d'opinion qui n'a fait que pratiquer pacifiquement sa religion. L'organisation s'inquiète aussi de l'état de santé de Mohamed Fali.

Le premier responsable de la confrérie Al Ahmadiyya en Algérie, a été arrêté le 28 août dernier à Ain Sefra dans la maison de sa mère. Il a été déféré devant le tribunal pour être jugé pour "collecte de dons sans autorisation (article 11-2 de l'ordonnance 06-03 fixant les règles et les conditions d'exercice des cultes autres que musulman)" et "dénigrement du dogme de l'islam (article 144 bis 2 du code pénal algérien)".

Lors de l'audience, tenue le 6 septembre devant le tribunal correctionnel de Aïn Tedless, près de Mostaganem (355 km à l'ouest d'Alger), le Parquet avait requis un an de prison ferme.

Il avait été condamné en son absence pour les mêmes chefs à trois mois de prison ferme en février mais avait fait opposition à ce jugement. Mohamed Fali a été présenté plusieurs fois à la justice. "Mohamed Fali est actuellement détenu à la prison de Mostaganem. Il a dû compter sur sa famille pour lui fournir son traitement", déplore l'ONG.

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