Un accord entre Ankara et Moscou inquiète l'Otan

Claudine Rigal
Septembre 13, 2017

La Turquie signe avec la Russie un contrat portant sur l'achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, des systèmes antiaériens. "Le président Vladimir Poutine et moi-même sommes déterminés pour réaliser cet accord", a déclaré le président Erdogan aux journalistes qui l'ont accompagné lors de la visite à Astana (Kazakhstan) pour participer au Sommet de la Science et de la Technologie de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Le Pentagone a déjà tiré la sonnette d'alarme.

Les mesures prises par la Turquie pour améliorer ses défenses et devenir plus indépendante en termes de défense ne sont pas sujets à discussion, a souligné le chef de l'Etat, indiquant que "nous prenons nos propres décisions concernant notre indépendance et nous sommes obligés de prendre les mesures nécessaires en matière de défense et de sécurité".

Le contrat annoncé fin juillet par le chef d'État turc pour la livraison des systèmes russes de DCA est signé, a déclaré Recep Tayyip Erdogan. Un système S-400 comprend plusieurs stations radar, des missiles de diverses portées et des équipements de maintenance. Selon le ministre turc de la Défense Fikri Isik, les systèmes S-400 que la Turquie projette d'acheter à la Russie ne seront pas intégrés au système de défense antimissile de l'Otan.

Mais si Moscou en Ankara se sont rapprochés notamment sur le dossier en Syrie, les deux pays restent profondément opposés sur plusieurs questions, notamment sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, ou encore sur le traitement des Tatars de Crimée.

"Ce verdict ajoute aux souffrances des Tatars de Crimée qui expriment leurs inquiétudes quant aux événements en Crimée de manière pacifique", a déclaré le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hüseyin Müftüoglu, dans un communiqué.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL