Un rapport pointe les abus subis par les jeunes migrants

Evrard Martin
Septembre 12, 2017

"C'est le constat affligeant pointé par le dernier rapport du Fonds des Nations unies pour l'Enfance (Unicef) et l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) publié mardi".

Plus de trois quarts des enfants et des jeunes de moins de 25 ans sont confrontés à des abus en tous genres sur les routes migratoires à destination de l'Europe. Sur la route en Méditerranée centrale, la proportion atteint 83% contre 56%. "Aimamo, un mineur non accompagné de 16 ans originaire de Gambie a été forcé pendant des mois à du travail manuel épuisant par ses passeurs". "Si vous essayez de vous enfuir, ils vous tirent dessus". Si vous arrêtez de travailler, ils vous frappent. On nous traitait comme des esclaves. "À la fin de la journée, on nous enfermait dans une pièce".

"Sans l'ouverture de voies migratoires plus officielles, toute autre mesure restera relativement inefficace".

Ceux qui sont originaires d'Afrique subsaharienne "sont beaucoup plus susceptibles de subir de l'exploitation et du trafic que ceux venant d'autres parties du monde", souligne le document. Une différence qui serait à mettre principalement sur le compte du racisme. Les risques encourus par ces jeunes sont multiples: abus sexuels, trafic d'êtres humains, exploitation, violences, ...

D'après le rapport, la route de la Méditerranée centrale est particulièrement dangereuse, car la plupart des migrants et des réfugiés qui empruntent cette route traversent la Libye, un pays où règnent l'anarchie, les milices et la criminalité.

Les frais demandés par les passeurs (entre 1.000 et 5.000 dollars pour traverser la mer) contribuent largement à fragiliser encore plus les migrants. -U. en moyenne pour entreprendre le voyage, les jeunes arrivent souvent en Europe endettés, une situation qui les rend encore plus vulnérables.

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