Une ONG appelle la CPI à ouvrir une enquête — Disparitions au Burundi

Claudine Rigal
Septembre 2, 2017

Le rapport onusien sera publié lundi prochain et évoque des cas d'exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, tortures et violences sexuelles. En avril 2016, le Focode a mis en place un dispositif baptisé Initiative Ndondeza ("Aide-moi à retrouver le mien" en la langue nationale). Selon le Focode, les disparitions forcées sont devenues un fléau routinier au Burundi où les opposants au troisième mandat du président Nkurunziza sont régulièrement portés disparus.

Au Burundi, les familles qui sont soudain sans nouvelles d'un proche se tournent parfois vers le Focodé.

Il s'agissait pour la plupart de manifestants qui étaient descendus dans la rue pour protester contre le troisième mandat du président Nkurunziza.

Le Burundi avait notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la CPI le 27 octobre 2016. Le retrait prend effet, en principe, une année après la notification formelle.

Bujumbura a toujours nié ces accusations en expliquant qu'il s'agirait de crimes commis par l'opposition " pour salir le gouvernement burundais ". Maître Dieudonné Bashirahishize est un des responsables de la société civile burundaise en exil.

"Cette commission spéciale d'enquête parlementaire burundaise est une valeur ajoutée pour accorder au Burundi davantage d'opportunités de démentir les faussetés contenues dans de tels rapports sciemment déséquilibrés, afin de pouvoir livrer la véritable situation prévalant sur le terrain burundais et ainsi auréoler l'image de marque du pays ainsi sciemment ternis par certains détracteurs extérieurs", ont-ils fait remarquer.

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