Washington interdit l'usage de Kaspersky, un antivirus russe, dans les agences fédérales

Claudine Rigal
Septembre 14, 2017

En clair, avec la présence de logiciels de sécurité Kaspersky Lab, les États-Unis craignent pour leur sécurité nationale, comme si les produits de cet éditeur pouvaient servir de cheval de Troie à la Russie. Elle ajoute craindre que les services de renseignement russes utilisent les voies légales pour exiger l'assistance de Kaspersky, y compris en interceptant des échanges qui transitent par les réseaux de télécommunication russes.

"Le Département est préoccupé par les liens qui existent entre certains responsables de Kaspersky et les agences de renseignement ou d'autres agences gouvernementales russes", a déclaré le DHS dans un communiqué.

Avant l'interdiction du gouvernement américain d'utiliser l'antivirus de Kaspersky dans les agences fédérales, le bureau chargé des achats du gouvernement fédéral américain (GSA) avait déjà retiré Kaspersky de la liste des vendeurs agréés.

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Kaspersky Labs, qui produit un logiciel anti-virus très populaire et réalise 85% de ses ventes à l'exportation, nie toute implication avec les autorités russes, affirmant être "injustement accusée sans preuve concrète pour étayer ces fausses allégations".

Dans une réaction, Kaspersky Lab fait part de sa déception concernant la décision américaine, souligne être une société privée se conformant aux normes strictes de l'industrie, et précise ne pas être un opérateur télécom soumis à une législation russe décriée. Pour montrer patte blanche et tout en dénonçant du " cyber-maccarthysme", Eugene Kaspersky avait proposé de divulguer le code source de produits de Kaspersky Lab afin que le gouvernement américain puisse l'examiner.

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