Etats-Unis: Reprise modeste de la croissance économique en Afrique subsaharienne (rapport)

Xavier Trudeau
Octobre 12, 2017

L'inflation globale a marqué le pas dans la région en 2017. Les déficits budgétaires se sont rétrécis, mais restent élevés, les mesures d'ajustement budgétaire restant partielles. Dans l'ensemble de la région, la Banque mondiale a déclaré que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour traiter les manques et de contenir les dépenses afin d'améliorer les soldes budgétaires.

" La plupart des pays africains n'ont pas de marge de manœuvre suffisante pour faire face à la volatilité de la conjoncture et doivent s'efforcer d'élargir un espace budgétaire, souvent restreint, grâce à des politiques de finances publiques judicieuses". Dans sa mise à jour semestrielle des perspectives de l'économie mondiale, l'Institution de Bretton Woods dresse un tableau en clair-obscur de la situation économique de l'Algérie, estimant que si le premier semestre 2017 a connu une reprise de la croissance en raison de la hausse de l'activité hydrocarbure, la deuxième moitié de l'année devrait souffrir de l'impact de la hausse des taxes, ainsi que des droits de douanes à l'importation. Compte tenu de la stabilisation des cours des matières premières et de la hausse progressive de la demande intérieure, sur fond d'atténuation de l'inflation et de politiques monétaires accommodantes.

D'après le rapport, l'essor économique des pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), porté par de solides investissements publics, surtout en Côte d'Ivoire et au Sénégal, devrait en revanche s'accélérer. L'Ethiopie devrait rester stable avec l'économie dont la croissance est la plus rapide dans la région, même si l'investissement public devrait ralentir. La croissance devrait aussi, bénéficier de l'atténuation des pressions inflationnistes au Kenya et se stabiliser en Tanzanie, grâce à un rebond des investissements. Les pays de la région MENA doivent trouver la bonne combinaison pour assurer une croissance plus soutenue, notamment au niveau des réformes, de la diversification et de l'amélioration du climat des affaires pour tirer le meilleur profit du potentiel du secteur privé. La croissance n'a pas renoué avec le rythme moyen d'avant la crise. En outre, ces performances modérées ne pourront entraîner qu'une hausse modeste du revenu par habitant, qui a cédé du terrain en 2016-17.

La Banque mondiale a maintenu ses prévisions de croissance économique pour l'Afrique du Sud pour l'année 2017 à 0,6%. le pays a pourtant vu son activité économique progresser plus vite que prévu au second trimestre, après deux trimestres successifs de contraction.

L'analyse a montré que l'accumulation croissante de capital s'est accompagnée d'une diminution de l'efficacité des dépenses d'investissement dans les pays où la croissance économique a été moins résistante aux chocs exogènes.

Si les pays veulent profiter pleinement du rebond des investissements, ils vont devoir s'atteler aux causes de leur inefficacité, à savoir l'insuffisance des compétences et autres capacités à adopter les nouvelles technologies, les effets de distorsion de certaines politiques et des problèmes d'allocation des ressources. Ce rapport recommande que les pays africains puissent revoir la qualité de leurs investissements dans le secteur de l'éducation et renforcer non seulement les compétences des générations à venir, mais aussi celles de la main-d'œuvre actuelle.

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