"Jai honte, je suis triste", a confié Abdelkader Merah — Affaire Merah

Claudine Rigal
Octobre 11, 2017

Entre le 11 et le 19 mars 2012, Mohamed Merah a assassiné sept personnes à Toulouse et Montauban, avant d'être abattu le 22 mars dans son appartement par des policiers d'élite du Raid.

Après ce témoignage, le témoin quitte la barre en pleurs.

"J'éprouve un mélange de tristesse, de honte et de regrets", a-t-il répondu après avoir été pressé de questions, affirmant avoir évolué en prenant conscience de "la tristesse des familles des victimes". Contre toute attente, Abdelkader Merah a livré ses sentiments. "C'était extrêmement précis", a-t-il raconté sur les propos d'Europe1.

"C'est alors que j'ai vu un homme portant un casque traverser la rue et s'approcher de Jonathan pour l'insulter".

Le frère aîné de Mohamed Merah comparait pour la 2e semaine devant la cour d'assise spéciale de Paris, en compagnie d'un ami du tueur, Fettah Malki, soupçonné de lui avoir fourni une arme et un gilet pare-balle.

"Il y a trois possibilités", a résumé à l'audience le président Franck Zientara. Il venait déposer son enfant quand il a vu Mohamed Merah tirer devant l'école Ozar Hatorah.

Olivier Morice s'est lui prononcé pour une diffusion dans la salle d'audience, de même qu'un avocat de la défense pour qui "la règle" doit être une diffusion "publique". "Ce sont nos clients qui souhaitent ce visionnage".

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