La Guinée parmi les 10 mauvais élèves au monde — Education des filles

Xavier Trudeau
Octobre 12, 2017

Des millions de petites filles à travers le monde ne sont pas scolarisées.

Les obstacles à l'éducation des filles sont multiples et disproportionnés selon les régions. Dans les dix pays du classement, l'ONG One souligne que, plus de la moitié des filles se marient avant leur 18e anniversaire, et en moyenne, une fille sur quatre est obligée de travailler. Le Liberia (36,20 %) et l'Éthiopie (36,79 %) closent la liste des dix pays.

ONE a réalisé ce classement à partir de 11 indicateurs: le taux de filles non scolarisées en âge de fréquenter l'enseignement primaire, le premier et le deuxième cycle du secondaire; le nombre moyen d'années de scolarisation des femmes âgées de 25 ans et plus; le taux d'alphabétisation au sein de la population féminine des 15-24 ans; le pourcentage d'instituteurs qualifiés dans le primaire; le nombre d'élèves par enseignant dans les écoles primaires et les dépenses dans l'éducation en pourcentage du total des dépenses publiques. Au Niger, en Centrafrique ou encore en Guinée, plus de 60% des filles n'iront jamais dans l'équivalent du collège en France, contre un peu plus de 40% des garçons.

La déscolarisation n'est pas qu'une question de sexe. Ce pays d'Afrique orientale est suivi par la République centrafricaine (17,75 %), le Niger (21,50 %), l'Afghanistan (23,51 %), le Tchad (27,16 %), le Mali (29,28 %) et la Guinée (30,35 %).

Pour se rendre à l'école, parfois sans sanitaires ou manuels scolaires adaptés, elles doivent généralement parcourir de longues distances, souvent dans des conditions dangereuses.

Même lorsqu'elles sont scolarisées, les filles finissent rarement le cursus primaire. Soit quatre fois moins de temps que les garçons.

Privées d'éducation élémentaire, de nombreuses filles entrent dans l'âge adulte sans savoir lire ni écrire. On compte dans le monde un demi-milliard de femmes qui ne savent ni lire ni écrire.

L'apprentissage de la lecture et l'écriture est pourtant nécessaire à la santé et à la réussite professionnelle de ces futures femmes.

"Cet index montre que pour améliorer réellement l'accès de toutes les filles à l'école et à l'instruction, une attention particulière doit être accordée aux pays les plus pauvres et à ceux en conflit", a proposé l'ONG dans son rapport intitulé "Accès des filles à l'éducation dans le monde: les mauvais élèves ".

La pauvreté n'est pas le seul élément explicatif de l'inégalité d'accès à l'éducation entre les sexes.

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