Le Maire appelle GE à "tenir ses engagements" — General Electric/Hydro Alstom

Xavier Trudeau
Octobre 17, 2017

Au ministère de l'Économie, c'est Benjamin Griveaux qui est en charge du dossier: le secrétaire d'État a reçu les salariés et les représentants de la direction. Ce déplacement aura lieu "prochainement", a confirmé General Electric à l'AFP.

Le plan social menace 345 des 800 postes du site de Grenoble, passé sous le management du conglomérat américain GE suite au mariage avec la branche Energies d'Alstom, qui avait été scellé fin 2014 par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie de François Hollande. Pendant neuf jours, ils ont bloqué l'accès au site et ils étaient parfois plus de 200 à tenir le piquet de grève à l'entrée.

Mais " le second engagement, important, était la création de 1 000 emplois nets sur cette même période de trois ans, qui court de novembre 2015 à novembre 2018. " GE a réitéré son engagement, pris en novembre 2015, de ne fermer aucun site de fabrication pendant la période de l'accord, qui dure trois ans, jusqu'en novembre 2018", a-t-il déclaré sur Radio Classique, mardi 17 octobre, au lendemain d'une réunion avec des dirigeants de GE. Mais, selon lui, l'engagement de General Electric ne porte toutefois pas sur des effectifs "site par site ". " Les restructurations ont entraîné la perte de 590 emplois depuis 2016, reconnaît-on chez GE, mais elles ont été compensées".

Pour Bruno Le Maire, il n'est pas question d'abandonner GE Hydro. "Est-ce qu'on peut réinvestir, est-ce qu'on peut faire autre chose?" Or il se trouve que le marché de l'hydroélectrique aujourd'hui est largement saturé.

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