Les confidences d'Omar Sy: "J'ai du culot mais je ne suis pas cinglé"

Pierre Vaugeois
Octobre 18, 2017

Le pourchassé (Omar Sy) finit par échapper à ses poursuivants (dont Pascal Elbé), en s'embarquant in extrémis sur un bateau.

L'argument de Knock, adapté d'une pièce à thèse de Jules Romains (Knock ou le triomphe de la médecine, 1923), et étroitement inspiré du film à succès de 1951 où Louis Jouvet jouait le rôle-titre (pour la seconde fois, après sa propre version de 1933), tient tout entier dans une formule: "De nos jours, la santé a remplacé le salut". Ni les petites allusions du film au macronisme du curé ou au sarkozysme du docteur ni sa molle dénonciation de l'hypocrisie générale du village sur fond de bons sentiments ne nous rendent pour autant accessibles sa politique ni sa morale.

Omar Sy devrait être cloné. "Du coup, j'ai toujours peur d'en faire des tonnes", explique à Télé Star le mari d'Hélène Sy.

Au contraire de la pièce originale acide et sans complaisance où Knock apparaît ambitieux et sans scrupule, le film se focalise davantage sur la rédemption de ses personnages, Knock manipule, certes, les villageois, mais avec avec une tendresse amusée et sans mépris tout en apportant du lien face à leur solitude. S'il admet ne pas être à l'aise dans le registre romantique, il reconnaît que c'est un bon exercice et qu'avec sa partenaire, "ce n'était pas très compliqué". Foutaise! Mais, c'est à bord que l'ancien filou va commencer à potasser les manuels de médecine, se passionner pour ce métier et entrer petit à petit dans la peau du " docteur Knock "... Et pour cela, trouver à chacun la maladie réelle ou imaginaire dont il souffre. Il est rattrapé par deux évènements: son amour pour Adèle (Ana Girardot) une jeune fille du village atteinte de tuberculose et le rour d'un ennemi venu le faire chanter.

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