Les syndicats "profondément déçus" après leur rencontre avec Darmanin — Fonction publique

Claudine Rigal
Octobre 17, 2017

Les syndicats de la fonction publique, reçus, hier, par leur ministre de tutelle, Gérald Darmanin, ont affiché leur déception, alors que le ministre a reporté d'un an le plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires.

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Point positif tout de même, selon certains syndicats: la compensation de la CSG qui semble meilleure.

"Nous sommes profondément déçus puisqu'il n'y a pas de mesures nouvelles".

Dans le même temps, le ministre des Comptes.

"Ce qui est sûr, c'est que quel que soit ce que nous ferons, ce que nous déciderons, il n'est pas question de laisser tomber cette question de la reconnaissance" des agents publics, a-t-elle prévenu. "La réalité des fiches de paie n'est pas celle que décrit le ministre", explique l'Unsa fonction publique.

Ce décalage sera acté par le biais d'un amendement gouvernemental dans le cadre de la discussion sur le projet de budget 2018 qui s'ouvre demain en séance à l'Assemblée nationale.

D'un coût de quatre milliards d'euros en année pleine, ce plan représente un montant cumulé de 11 milliards d'euros jusqu'en 2021, et 82% de son financement incombe au nouvel exécutif, a souligné Gérald Darmanin. Son report d'un an devrait permettre au gouvernement de faire des économies de "800 millions" d'euros en 2018. Le PPCR prévoit de revoir, d'ici à 2020, dans le sens d'une revalorisation et d'une simplification, toutes les grilles de rémunération des fonctionnaires en contrepartie d'un allongement des carrières. "Compensation intégrale " de la hausse de la CSG Par ailleurs, le ministre a confirmé la "compensation intégrale " de la hausse de la CSG "pour l'ensemble des agents publics ".

"Aucun agent ne verra sa rémunération baisser à la rentrée de janvier", a une nouvelle fois déclaré le ministre. "Cette compensation passe, comme pour les salariés, par la suppression de cotisations: la Contribution Exceptionnelle de Solidarité (CES), payée par une partie des agents publics, ainsi que la cotisation maladie pour les contractuels", a précisé Bercy dans un communiqué à l'issue de la réunion.

Il a également évoqué quelques mesures sur lesquelles il a accédé aux demandes des syndicats.

Déjà confrontés au gel du point d'indice, au rétablissement d'un jour de carence en cas d'absence pour maladie et à la suppression annoncée de 120.000 postes sur la durée du quinquennat, les fonctionnaires ont manifesté la semaine dernière pour défendre leur pouvoir d'achat.

Après une mobilisation unitaire, les syndicats espéraient obtenir un peu plus du gouvernement. Alors qu'Emmanuel Macron, quand il était candidat, avait promis aux fonctionnaires d'augmenter leur pouvoir d'achat, "comme celui des salariés des entreprises".

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