Rafael Nadal demande 100 000 euros à Roselyne Bachelot

Solenn Plantier
Octobre 13, 2017

Un mois plus tard, Nadal portait officiellement plainte contre l'ancienne ministre des sports (2007-2010): "Par cet acte, je prétends non seulement défendre mon intégrité et mon image en tant que sportif mais aussi les valeurs que j'ai défendues tout au long de ma carrière". Le tennisman espagnol lui réclame 100 000 euros de dommages et intérêts pour l'avoir accusé de dopage dans une émission télévisée. "On sait à peu près que la fameuse blessure de Rafael Nadal qui a entraîné sept mois d'arrêt de compétition est très certainement due à un contrôle positif". "Ces accusations commencent à me fatiguer ", avait déclaré Rafael Nadal à l'époque. Pour l'avocat du joueur, Me Patrick Maisonneuve, "ces propos auraient pu avoir des conséquences importantes en ce qui concerne les sponsors actuels ou à venir de Rafael Nadal ". L'Espagnol, qui a remporté dix fois Roland-Garros, avait demandé dans la foulée à la Fédération internationale de tennis de publier ses contrôles antidopage. On ne révèle pas les contrôles positifs, les sanctions qui sont données. Le dossier fait état selon lui d'un problème très sérieux au tendon du genou gauche.

En face, l'avocat de Roselyne Bachelot s'est employé à faire le procès de l'IFT, expliquant longuement que son programme antidopage "a toujours été d'un laxisme ahurissant" sur fond de "culture de dissimulation des contrôles positifs". "Il y a un fossé énorme entre les succès qu'il collectionne et la faiblesse des contrôles antidopage pratiqués", a-t-il ajouté. L'avocat de cette dernière a de son côté proposé que sa cliente lui verse un euro symbolique, en cas de condamnation.

"Quel sponsor a abandonné Rafael Nadal à la suite de ces propos? Aucun", a-t-il souligné. Le procureur a, lui, préconisé la condamnation de Roselyne Bachelot, dont il juge les accusations "particulièrement graves".

Une déclaration à la télévision qui avait fait sortir de ses gonds le principal intéressé, qui avait rapidement nié les faits, avant d'annoncer qu'il poursuivait en justice Roselyne Bachelot pour diffamation: "Une ministre française doit être sérieuse", avait-il confié le 14 mars de la même année à l'AFP, en marge du Masters 1000 d'Indian Wells.

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