Sara Sampaio accuse le magazine Lui de l'avoir forcée à poser nue

Pierre Vaugeois
Octobre 20, 2017

Depuis la révélation de l'affaire Weinstein, la parole des femmes se libère. Par l'intermédiaire des réseaux sociaux, c'est à présent un flot continuel de témoignages édifiants, consternants, révoltants qui se déverse pour dénoncer le harcèlement sexuel. Et si l'industrie du cinéma est en train de faire son grand mènage, d'autres secteurs ne sont pas en reste. C'est ce qu'affirme le mannequin portugais Sara Sampaio, qui porte plainte pour violation de contrat.

"Aujourd'hui, je me sens obligée de partager une récente expérience que j'ai vécue avec Lui, le magazine français pour hommes".

"J'avais accepté de faire la couverture du numéro d'automne 2017 de Lui à la condition qu'il n'y ait pas de nudité".

"Mon agence et moi avions insisté pour la mise en place d'un accord clair afin de me protéger et contrôler le choix que j'ai fait de ne plus poser nue", raconte sur Instagram celle qui fait la Une du dernier numéro du magazine dirigé par Frédéric Beigbeder. "Mais malgré la clause de 'non nudité' de mon contrat avec LUI, j'ai été victime au studio d'une pression agressive pour poser nue, on m'a demandé pourquoi je ne voulais pas montrer mes tétons ou être complètement nue". "Durant toute la journée du shooting, j'ai dû constamment me défendre et réaffirmer mes limites, en essayant de me couvrir autant que je pouvais", confie la jeune femme sur Instagram.

Le tout avant de conclure que comme "de nombreux mannequins elle a eu de mauvaises expériences dans le passé où elle se sentait poussée à poser nue": "À de nombreuses occasions, j'arrivais sur le plateau et le photographe ou le styliste faisait pression sur moi ou exigeait que je pose nue parce que je l'avais fait dans le passé".

Mais selon elle, "Quand j'ai vu les images finales, j'ai remarqué qu'on voyait accidentellement des parties de mon corps que je ne voulais pas montrer". Je veux que tous les mannequins et toutes les femmes sachent qu'elles ont le droit de prendre leur propre décision en ce qui concerne leur corps et leur image. On lui a assuré que ces photos ne seraient pas publiées. Le magazine a menti et a finalement publié cette photo de moi en Une où il y a de la nudité. On me montrait des photos de moi nue pour me forcer la main et lorsque je refusais, j'étais critiquée et on disait que j'étais difficile... "C'est mon choix. Et quand je fais ce choix, j'attends d'être traitée avec respect et professionnalisme", a-t-elle ajouté.

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