Sens commun tend la main à Marion Maréchal-Le Pen

Claudine Rigal
Octobre 11, 2017

De quoi maintenir en vie le courant que Marion Maréchal-Le Pen a laissé orphelin en quittant - temporairement - la politique.

Quand on veut s'adresser publiquement à Marion Maréchal-Le Pen, L'Incorrect est donc un choix facile. Dans les colonnes du magazine L'Incorrect, qui se présente comme "le mensuel de toutes les droites", dans l'édition du mois d'octobre, le président de Sens commun évoque celle qui reste dans de nombreux esprits (de droite) malgré son retrait de la politique: Marion Maréchal-Le Pen.

" Si je suis élu, notre ligne sera très claire".

Le secrétaire général de LR, Bernard Accoyer, a réagi mardi en déclarant dans un communiqué qu'il n'y aurait jamais "d'accord politique, programmatique ou d'autre nature avec l'extrême-droite ou ses élus". Tous ceux qui ne partagent pas cette ligne ne feront pas partie de mon équipe. "À ce stade, il y a eu des propos qui ont été beaucoup trop légers". Un texte, diffusé sur les réseaux sociaux, affirme notamment que Sens commun "ne tend pas la main au Front national".

La Manif pour tous se rapprocherait-elle du Front national? En mai 2016, cette dernière posait avec Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun, en une de Famille Chrétienne. "Nous avons parlé avec Marion Maréchal-Le Pen et nous l'avons assumé", explique-t-il au mensuel, jugeant que "le problème de Marion Maréchal-Le Pen reste le nom Le Pen et non la plupart de ses idées".

"S'il y a le moindre passage à l'acte, ils n'auront plus leur place". "Nous avons réussi à infuser nos idées, à peser durant la présidentielle" souligne Christophe Billan qui se dit, néanmoins, prêt à quitter le parti si Laurent Wauquiez, grand favori pour prendre la tête du parti, "privilégie les alliances d'appareil au détriment des idées et des militants".

Mercredi matin, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été contraint à une énième mise au point sur les relations entre la droite et le Front national, assurant que les frontières resteraient étanches s'il était élu.

Des déclarations qui ont pourtant provoquer une forte réaction de Sébastien Pilard, fondateur et ancien président de Sens commun qu'il a depuis quitté pour se consacrer au Conseil régional du Pays de la Loire. Il faut le rencontrer et discuter avec lui.

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