Violences obstétricales : un guide pour les femmes enceintes

Evrard Martin
Octobre 5, 2017

Car si les femmes enceintes ont des droits, et il s'agit avant tout de le leur rappeler pour en finir avec les épisiotomies (l'incision du périnée afin de laisser passer la tête du bébé) et les touchers vaginaux non-consentis, les paroles dégradantes ou l'expression abdominale (la pression exercée sur le fond de l'utérus pour accélérer l'expulsion).

Cette publication intervient après la multiplication des témoignages depuis cet été de jeunes mamans dénonçant des actes de violence physique ou psychologique (propos humiliants) subis pendant l'accouchement.

Dans le document, la Fondation, qui s'adresse aux femmes enceintes, souligne que "les professionnels (es) de santé (gynécologues, sages-femmes, etc) ont l'obligation d'(.) expliquer précisément l'ensemble des actes qu'ils proposent de pratiquer (de la prise de sang à l'épisiotomie), leur utilité et leurs risques, ainsi que les autres solutions".

Ce petit guide d'une dizaine de pages explique aux femmes leurs droits à une information médicale loyale, claire et appropriée pendant la grossesse et l'accouchement.

De là découle l'autre notion, primordiale, abordée par le guide juridique: celle de consentement. En guise d'intro, un rappel écrit noir sur blanc dans le code de la santé publique: "Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé".

Les avocats de la Fondation des femmes viennent de publier un guide pour mieux informer les 800 000 femmes qui accouchent chaque année en France sur leurs droits pendant le suivi de la grossesse et l'accouchement.

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