Voiture de police incendiée : jusqu'à 7 ans de prison prononcés

Claudine Rigal
Octobre 11, 2017

Epilogue d'un procès sous tension, la justice rend mercredi sa décision à l'encontre de neuf militants "antifascistes", accusés d'avoir participé, à divers degrés, à l'attaque d'une voiture de police à Paris en mai 2016. Des peines allant de un à sept ans de prison ont été prononcées. Les soutiens des prévenus ont appelé à un rassemblement au Palais de justice à 10h00, l'heure à laquelle le tribunal correctionnel doit rendre son jugement.

Pendant le procès, la mouvance d'extrême gauche a revendiqué en particulier un incendie dans une caserne de gendarmerie à Grenoble en "solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci" et s'est illustré par des scènes de chaos, dans la salle des pas perdus du tribunal correctionnel de Paris, au début du procès mi-septembre. Le quadragénaire Thomas Fensch, informaticien autodidacte à l'allure sage, a présenté ses excuses à l'audience pour avoir asséné plusieurs coups de barre métallique à un policier, qui lui avait fait face à mains nues, décrochant le surnom de "policier kung fu". Elle avait conduit le chef du gouvernement Manuel Valls, confronté d'un côté à la contestation dans la rue de la loi Travail, de l'autre à la grogne des policiers contre la "haine anti-flics", à réclamer des sanctions "implacables". Antonin Bernanos n'a pas été incarcéré à l'issue de la lecture du délibéré.

La peine la plus lourde a été requise contre un prévenu en fuite, le Suisse Joachim Landwehr, accusé d'être l'incendiaire de la voiture de police.

Trois ans ferme pour la figure du mouvement. Un autre fonctionnaire encore assis dans la voiture avait reçu des coups de poing. Se basant sur des recoupements vidéo, le parquet avait requis quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt contre lui, impliquant un retour en prison où il a déjà fait dix mois de détention provisoire.

Le représentant du ministère public a aussi énuméré une série d'indices permettant selon lui de confondre Antonin Bernanos: un caleçon de couleur rose ou violette, des bagues, des cernes, un téléphone dans une poche de jean.

Me Arié Alimi a répliqué en déroulant une véritable contre-enquête.

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