100 pays invités mais pas Trump au sommet de Paris — Climat

Claudine Rigal
Novembre 7, 2017

Notons que la Tunisie a signé l'accord de Paris sur le climat en avril 2016.

Cette fois Donald Trump ne verra pas Paris. La présidence de la République française a déclaré ce 7 novembre qu'environ 2.000 participants en provenance d'une centaine de pays et de 800 organisations et acteurs publics et privés étaient invités, mais pas le président des États-Unis.

Donald Trump, qui a retiré les États-unis de l'Accord de Paris cet été, n'a pour l'instant pas été invité du fait que les invitations sont adressées aux chefs d'État dont les pays sont "engagés dans la mise en oeuvre de l'accord".

"Si nous n'accélérons pas nos efforts..." "Il faut dresser le bilan de notre trajectoire par rapport aux engagements" de l'accord de Paris. "Il faut redoubler d'effort, un sursaut", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. A l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris, le 1 juin, l'Elysée avait déjà riposté par un slogan et un site en langue anglaise, Make our planet great again, invitant les chercheurs à venir poursuivre en France leurs travaux sur les sciences du climat. Interrogé sur l'utilité concrète de ce rendez-vous climatique supplémentaire et sur la possibilité d'obtenir des résultats en une seule journée, l'Elysée a affirmé qu'il était "nécessaire et important" pour renforcer la mobilisation internationale. " Mais ce ne sera pas une pledging conférence (conférence avec des engagements officiels chiffrés) ", a averti la présidence française, qui espère à cette occasion " construire des coalitions pour arriver à ce sommet avec des résultats concrets ".

Adopté fin 2015, ratifié à ce jour par 168 pays, ce pacte historique vise à limiter le réchauffement mondial sous 2°C, voire 1,5°C, par rapport au niveau d'avant la Révolution industrielle.

Le retrait américain a porté un sévère coup à l'Accord de Paris. Elle compte notamment créer des dynamiques avec les villes, les fonds d'investissement ou encore les banques de développement. Et en dépit de progrès comme la stabilisation des émissions de CO2, l'écart entre l'action et les besoins est " catastrophique ", prévient-elle.

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