Argentine : ils refusent de la surclasser, elle fait arrêter l'équipage de l'avion

Claudine Rigal
Novembre 14, 2017

L'équipage " particulièrement choqué a dû être rapatrié en France, étant dans l'incapacité physique et morale d'assurer sa mission de retour " selon le SNPNC. Le SNPNC raconte les événements et demande une enquête, s'inquiétant des conditions d'exercice de leur profession dans certains pays et notamment en Argentine, estimant que cette affaire "démontre que de façon aléatoire nos collègues peuvent être victimes de procédures arbitraires et sommaires et faire les frais d'une justice partiale et instrumentalisée". C'est dans ce second courier que le SNPNC fait le récit détaillé de l'incident. Puis, elle a de nouveau demandé un changement de siège au motif cette fois-ci d'une attitude déplacée de son voisin: il se serait visiblement masturbé à ses côtés, un détail qu'elle n'aurait pas mentionné à bord. Malgré le fait que l'équipage n'ait constaté aucune anomalie à ce sujet, le personnel lui a cependant attribué un autre siège. Assise près du hublot en classe économique, elle s'était plainte pendant le vol de son voisin, sans mentionner à l'équipage l'épisode de la masturbation.

A la suite d'accusations proférées par une passagère, l'équipage du vol AF 228 du 29 octobre 2017 à destination de Buenos aires en Argentine s'est vu interpellé par la Police. Le passager a été interpellé et placé à l'isolement pendant 24 heures sur décision du juge, sans pouvoir avoir accès à un avocat ou à l'assistance consulaire. " Par la suite, l'équipage a eu connaissance des liens de parenté entre Mme X avec une magistrate de Buenos Aires et un ancien vice-ministre de la justice", affirme le syndicat.

Un équipage d'Air France a subit un véritable calvaire après la pliante d'une passagère.

"Le chef de cabine principale a été " enfermé dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures ", sans " aucune explication " et alors que " deux gardes armés étaient constamment placés devant la porte ", un " traitement humiliant " qui l'a " profondément bouleversé ".

Un silence des autorités françaises (...) pourrait être interprété comme un aveu de faiblesse et un encouragement à faire perdurer de telles pratiques.

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