Attentats du 13 novembre 2015: une journée d'hommages aux victimes à Paris

Claudine Rigal
Novembre 15, 2017

Côte à côte avec son épouse Brigitte, ils ont échangé de nombreuses poignées de main avec les familles présentes avant de repartir en voiture vers les restaurants et bars parisiens qui avaient été les cibles des attaques en terrasse, Le Carillon, Le Petit Cambodge, La Bonne Bière, le Comptoir Voltaire, la Belle Équipe et enfin au théâtre du Bataclan, pour la suite des cérémonies d'hommage. Mais, à la différence de Nicolas Sarkozy, François Hollande n'entretient pas une relation très chaleureuse avec Emmanuel Macron et n'a pas rempli son agenda de ces conférences autour du monde durant lesquelles il a jusqu'ici glissé quelques critiques envers son successeur.

Une minute de silence a ensuite été observée, en présence notamment des ministres de l'Intérieur Gérard Collomb, et de la Justice, Nicole Belloubet, ainsi que des présidents du Sénat Gérard Larcher et de l'Assemblée nationale François de Rugy et de la maire de Paris Anne Hidalgo. Le 13 novembre 2015, son prédécesseur François Hollande y assistait au match de football France-Allemagne. Ce matin, une première gerbe a été déposée aux abords du Stade de France.

Michaël Dias, fils de Manuel Dias, lui, s'est mis en retrait, refusant de saluer le chef de l'Etat: "Aujourd'hui, on n'a aucun interlocuteur depuis la suppression du Secrétariat d'aide aux victimes par Emmanuel Macron", a-t-il déploré.

Tanguy Vinger, 17 ans, a séché le lycée pour "rendre hommage aux victimes".

Après l'étape du Bataclan, en présence du groupe Eagles of Death Metal, Emmanuel Macron s'est joint à l'hommage public organisé par l'association de familles de victimes Life for Paris sur la place de la Mairie du XI arrondissement. Le couple a en outre été rejoint en cours de déplacement dans la capitale par l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui a rappelé qu'il n'était pas question "d'oublier " ce moment terrible de notre histoire et qui a exhorté ses contemporains à ne pas "baisser la garde " devant la menace terroriste, qui continue de planer sur l'hexagone.

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