Bruxelles vous demande votre avis

Claudine Rigal
Novembre 13, 2017

Comme c'était le cas aux États-Unis, l'EU estime en effet que la diffusion de nouvelles dans l'intention délibérée de tromper les lecteurs devient un problème de plus en plus sérieux pour le fonctionnement des démocraties parce qu'elle déforme notre perception de la réalité. De plus, les répondants peuvent s'exprimer également sur les mesures déjà prises contre la diffusion de fausses informations. "Voilà pourquoi nous devons offrir à nos citoyens les instruments leur permettant d'identifier les fausses nouvelles". Les citoyens, les plates-formes de médias sociaux, les pouvoirs publics, les contrôleurs de faits ('fact checkers'), les chercheurs et les instances d'actualité ont jusqu'au début de l'année prochaine pour donner leur avis. Quelles sources vous semblent les plus fiables?

Les réponses récoltées devront aider Bruxelles à trouver des moyens efficaces pour vérifier la fiabilité d'une information et à s'adapter aux défis posés par l'ère numérique.

Dans son communiqué, la Commission précise que cette consultation " n'aborde que les fausses nouvelles et la désinformation en ligne lorsque leur contenu n'est, en soi, pas illégal et, dès lors, pas soumis aux mesures législatives et d'autorégulation européennes ou nationales existantes.

L'initiative se décline autour de trois axes: l'ampleur du problème - comment les fake news sont-elles perçues et à quel point les gens sont-ils conscients de la désinformation en ligne? Ce groupe sera notamment chargé de formuler des recommandations. Il est possible d'y postuler jusqu'à mi-décembre.

Cette annonce fait suite à une résolution adoptée au mois de juin par le Parlement européen. Les candidats peuvent participer à l'enquête jusqu'au début de l'an prochain, et les résultats seront présentés au printemps 2018.

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