Danièle Obono défend des activités interdites aux Blancs

Claudine Rigal
Novembre 25, 2017

Vertement critiqués par le ministre de l'Education nationale et de nombreuses personnalités politiques, les "ateliers en non-mixité raciale" - c'est à dire dont sont exclus les blancs - organisés par le syndicat d'enseignants Sud Education 93 ont trouvé leur figure tutélaire.

Ce vendredi matin sur Sud Radio, la députée "insoumise" Danièle Obono a défendu le principe de tels ateliers, comme le rapporte le Lab d'Europe 1. "Cette pratique existe dans beaucoup de mouvements, les mouvements féministes par exemple, les mouvements LGBT". Les personnes qui sont victimes de violence sur un certain nombre de questions vont avoir besoin de dire qu'il va falloir qu'on puisse discuter en se sentant en confiance. Du coup, il faut le faire avec des personnes avec lesquelles on s'identifie, comme partageant le même type de problèmes.

"Dans ce cas-là, c'est plus un outil pédagogique pour pouvoir libérer plus facilement la parole", a-t-elle soutenu.

Mme Obono a par ailleurs déploré la réaction de Jean-Michel Blanquer. "Moi je suis pour que les réunions soient ouvertes à tous", avait de son côté affirmé le député France Insoumise Adrien Quatennens à RTL.

Le syndicat Sud Education 93 a créé la polémique en ayant prévu d'organiser un stage intitulé "Au croisement des oppressions - Où en est-on de l'antiracisme à l'école?" en décembre prochain, dans lequel des ateliers se tiendront en "non-mixité raciale". "Je ne suis pas d'accord", avait-il dit sur La chaîne parlementaire. "Une réunion syndicale, je souhaite qu'elle soit ouverte à tous les syndiqués et je ne souhaite pas que l'on mette en place un système où (.) en fonction de la couleur de la peau, on peut se réunir ou pas", avait notamment affirmé Alexis Corbière au micro de LCP le 22 novembre dernier.

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