Demande de libération d'une fillette sans-papiers récemment opérée — USA

Evrard Martin
Novembre 2, 2017

Aux États-Unis, des agents des services américains de l'immigration ont, ce lundi 30 octobre, interpellé une jeune fille de 10 ans juste après son opération. "Les hôpitaux sont considérés comme des endroits sensibles par les règles mêmes des services de la Sécurité intérieure et la police des frontières ne devrait donc pas y interpeller des gens, encore moins des enfants", souligne un avocat de la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), Michael Tan. "Les agissements du gouvernement sont illégaux, cruels et menacent de pousser les parents ayant des enfants malades à ne pas demander de l'aide", poursuit-il dans un communiqué.

Alors qu'elle était âgée de trois mois, sa mère l'a fait rentrer clandestinement aux États-Unis afin de sauver sa vie et pour lui permettre de recevoir les meilleurs soins par rapport à ceux qu'elle pouvait recevoir au Mexique. La petite Rosa Maria Hernandez souffre d'une maladie neurologique qui affecte le contrôle de ses muscles et mouvements.

Un proche de l'enfant, citoyen américain, l'accompagnait à l'hôpital mais pas ses parents car, également sans-papiers, ils craignaient d'être arrêtés. Ils ont surveillé l'intervention chirurgicale et ont entrepris de l'arrêter dès la fin de son opération.

La nouvelle de sa détention a provoqué de nombreuses réactions indignées aux Etats-Unis, où le président Donald Trump a promis de durcir les contrôles mais en se concentrant avant tout sur les sans-papiers délinquants.

Selon 20 Minutes, des agents des services américains de l'immigration ont suivi Rosa Maria Hernandez jusqu'à l'hôpital d'une ville du Texas où elle devait être opérée, afin de procéder plus tard à son arrestation, avec l'accord des médecins.

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