Faure Gnassingbé accuse l'opposition — Togo-violences

Claudine Rigal
Novembre 11, 2017

Lors d'un déplacement dans une caserne, le président togolais a clairement accusé les membres de l'opposition d'être à la base du cycle de violence observé dans le pays depuis plusieurs semaines.

"Le Togo est actuellement perturbé par des manifestations, qui, loin d'être pacifiques comme l'autorise la loi, ont été souvent d'une très grande violence", a-t-il affirmé.

Ce fut le cas de cet enfant tué à Mango et aussi à Sokodé.

Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont faites et des dégâts qu'ils ont causés.

Une nouvelle déclaration du président togolais qui ne va pas apaiser les tensions dans le pays.

C'est sa deuxième sortie, depuis celle du congrès statutaire du parti Unir le 28 octobre dernier.

"Aujourd'hui, je suis avec vous pour vous renouveler ma confiance totale", a déclaré Faure Gnassingbé au parterre de forces de défenses et de sécurité réunies à cette occasion, "nous saurons ensemble répondre à toute menace ou action terroriste qui pourrait toucher notre nation". On parle même de mobilisation record, fruit d'un appel lancé par pas moins de 14 partis de l'opposition coalisés depuis fin août. Elle a été modifiée en 2002 et la limitation du mandat a été supprimée pour permettre au président d'alors Général Gnassingbé Eyadèma, père de l'actuel chef de l'Etat, de briguer un autre mandat.

Seize personnes, dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule, ont été tuées en deux mois, selon un bilan établi par l'AFP.

Le gouvernement a promis d'organiser un référendum pour faire adopter une réforme prévoyant notamment une limitation des mandats présidentiels, mais la mesure n'est pas rétroactive, permettant à M. Gnassingbé de se présenter aux scrutins de 2020 et de 2025.

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