Groupe PSA vise un retour à la rentabilité d'Opel à l'horizon 2020

Xavier Trudeau
Novembre 9, 2017

La période de cent jours, mise à disposition de Michael Lohscheller, nommé en juin à la tête d'Opel, prend fin le 9 novembre et ce dernier doit rendre une copie très attendue, sur le plan stratégique et social.

Les synergies annuelles pour le groupe PSA atteindront 1,1 milliard d'euros d'ici 2020 et 1,7 milliard d'ici à 2026. Opel-Vauxhall accumule une perte de 15 milliards de dollars depuis seize ans et une ardoise qui s'élève déjà à 450 millions de dollars sur les six premiers mois de l'année. La cible est claire: Opel doit renouer avec les bénéfices au plus tard en 2020.

Le groupe français a promis de respecter les accords existants chez Opel/Vauxhall, qui incluent un engagement à ne procéder à aucun licenciement économique dans les usines allemandes d'ici fin 2018 ainsi qu'à investir dans ces sites au moins jusqu'en 2020.

Pour abaisser ses coûts et renforcer sa compétitivité, Opel/Vauxhall va sensiblement réduire le nombre ses plates-formes et de ses chaînes de traction, adopter les architectures de Groupe PSA, améliorer les offres de financement et de leasing de ses véhicules, et déployer la marque Opel à l'international.

Également en question, l'avenir des sites allemands de Kaiserslautern (ouest) et d'Eisenach (Est), alors que même la fermeture en 2014 de l'usine de Bochum, en Rhénanie-du-Nord, n'a pas réglé le problème de surcapacités en Europe.

Dans deux jours, Opel, désormais sous giron de PSA, va présenter son plan de redressement. Il serait question de viser en particulier la Chine et le Brésil, territoires qui étaient jadis interdits d'accès à Opel pour ne pas faire d'ombre à son ancien propriétaire américain. PSA vise 80% de sa gamme proposée en version électrique d'ici 2023.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL