Israël refuse l'entrée à des élus français qui voulaient rencontrer Barghouthi

Claudine Rigal
Novembre 13, 2017

"Du jamais vu", selon la députée insoumise Clémentine Autain.

Les autorités israéliennes recommandent donc par avance aux élus français " de ne pas prendre l'avion du tout ".

" Ce n'est pas la première fois que je refuse l'entrée à des militants du BDS", a indiqué Deri, " mais ce coup-ci, c'est une délégation de responsables européens qui viennent afin de travailler contre Israël, ce qui donne plus de poids [à cette décision].

" Nous ne permettrons pas l'entrée à ceux qui appellent activement à des attentats contre l'Etat d'Israël, en particulier à la lumière de leur requête de pouvoir rencontrer et venir encourager l'assassin Barghouti et ainsi, faire étalage de leur soutien inconditionnel envers le terrorisme", a ajouté Erdan".

La délégation, qui comprend 20 participants, est composée de Parlementaires français et européens et des maires français, a prévu de se rendre en Israël et dans les territoires de l'Autorité Palestinienne entre le 19 et le 23 novembre. La délégation détaillait son programme, auquel figurait une rencontre avec Marwan Barghouti.

La délégation a annoncé que l'objectif de sa visite officielle est de rencontrer Barghouti à la prison de Hadarim, dans une démonstration de soutien inconditionnel envers ce méga-terroriste et d'autres prisonniers sécuritaires palestiniens. Salah Hamouri fait l'objet d'un ordre de détention administrative de six mois, confirmé le 22 octobre à la Cour suprême de Jérusalem. Le Quai d'Orsay s'est dit fin octobre "préoccupé" par sa situation en s'étonnant de ne pas avoir connaissance des charges retenues, et a "espéré" sa libération. Dans un communiqué, La France insoumise a dénoncé après la déclaration israélienne un "déni de démocratie et de liberté" qui est "aussi consternant qu'inacceptable". Le mouvement appelle "le président de la République Emmanuel Macron, le gouvernement et le président de l'Assemblée nationale François de Rugy à intervenir pour que cette menace d'interdiction ne soit pas rendue possible", estimant qu'"il en va de la démocratie et de la paix".

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