Le président Aoun réclame auprès de Ryad le retour de Hariri — Liban

Claudine Rigal
Novembre 14, 2017

Le chef du gouvernement invite les Libanais à garder leur calme.

Le Liban est de nouveau plongé dans une crise politique qui ne ressemble à aucune autre. Le président du Liban, Michel Aoun, a donc appelé ce samedi l'Arabie saoudite à "éclaircir les raisons" qui entravent son retour.

Le premier ministre français Édouard Philippe a déclaré mardi que son homologue libanais Saad Hariri devait pouvoir "retourner librement" dans son pays, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Dans un entretien enregistré à Riyad et diffusé ce dimanche soir à la télévision libanaise, le fils de Rafik Hariri se dit " libre " et assure qu'il va " rentrer au Liban bientôt ".

"Michel Aoun a dénoncé " les circonstances obscures dans lesquelles le Premier ministre Saad Hariri vit à Riyad ".

"Toute position ou mesure qu'il a pu prendre ou qui lui sont imputées (.) sont le résultat de la situation ambiguë et trouble qu'il est en train de vivre en Arabie saoudite, et ne peuvent pas être prises en considération", a indiqué le président libanais.

D'après l'ex-ambassadeur, en annonçant sa démission, M.Hariri a soutenu le prince Mohammed ben Salmane Al Saoud qui avait récemment tenu des propos assez durs à l'encontre de l'Iran. Ce dernier avait annoncé la semaine dernière sa démission surprise depuis Ryad.

Vendredi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a accusé l'Arabie saoudite de 'détenir' M. Hariri, qui a la double nationalité, saoudienne et libanaise.

"J'ai démissionné pour créer un choc positif au Liban", a-t-il expliqué, notant qu'avant cette démission, il avait évoqué des menaces pesant sur le Liban. Pour le Hezbollah, mouvement chiite, il est clair que l'Arabie Saoudite vient de déclarer la guerre au Liban.

Plus tôt en soirée, le président Aoun avait d'ailleurs estimé que "la liberté" du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri avait été "restreinte" en Arabie saoudite, selon un communiqué de la présidence.

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