Les Français prêts à partager leurs données — Santé

Evrard Martin
Ноября 17, 2017

D'après une étude Odoxa pour le HealthCare Data Institute, huit Français sur dix accepteraient de partager leurs données de santé si cela améliore la recherche médicale et les traitements médicaux.

Ces résultats surprenants ne sont cependant pas une carte blanche à l'ouverture totale et inconditionnelle des données médicales: plus de 4 Français sur 5 (83 %) seraient prêts à partager leurs propres données de santé sous réserve d'anonymat et de partage sécurisé.

"Les Français ont compris que le partage de ces données est primordial, pour eux à titre individuel, comme pour la collectivité, c'est-à-dire pour nous tous".

En revanche, ils souhaitent que toutes les précautions soient prises pour protéger ces données et s'assurer du bien-fondé de leur utilisation.

"La question n'est pas de savoir si les Français sont prêts à partager leurs données et notamment leurs données de santé: ils le sont. C'est le défi actuel.", explique Thomas London, Président du Healthcare Data Institute. Ils ne sont d'ailleurs que 6% à affirmer qu'ils transmettraient leurs données de santé sans aucune condition et à l'inverse, 14% ne veulent les partager avec personne, outre les personnels de santé qui les traitent. Alors que les bracelets podomètres, les tensiomètres, les balances connectées se diffusent auprès du public, les Français se montrent ouverts à l'idée d'un partage des données collectées par eux et par les professionnels de santé.

Ainsi plus de la moitié des Français les partageraient à condition de savoir à quelles fins elles seront utilisées, à qui leurs données seront transmises (hôpitaux, universités, laboratoires) et de pouvoir faire valoir leur droit d'opposition à tout moment.

Enfin, les deux-tiers de nos concitoyens font confiance aux institutions françaises pour mettre en place les conditions nécessaires à la protection de leurs données, "mais seuls 10% en sont persuadés", note le quotidien économique. La multiplication des données à la fois davantage stockées mais aussi parfois fournies par les citoyens eux-mêmes, via des applications par exemple, offre une véritable mine d'or aux chercheurs.

Nombre de pas, analyses de sang, taux de cholestérol. Plus sensibilisés aux questions de santé, les 65 ans et plus sont ceux qui croient le plus en ce potentiel (81%).

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