Les étranges relations de Trump et Poutine à l'APEC

Claudine Rigal
Novembre 14, 2017

Le Forum de l'Asie-Pacifique (Apec) se poursuit toute la journée du 11 novembre à Danang, au Vietnam, en présence des responsables de 21 pays de la région, dont le président américain Donald Trump, le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping. Mais, "que je le croie ou non... je suis avec nos agence", a insisté Donald Trump, cité par l'AFP.

En évoquant la sincérité des dénégations de Vladimir Poutine concernant la non-ingérence russe dans les élections américaines, Donald Trump a assuré "croire" le renseignement américain sur cette question. On ne peut pas lui demander encore plus. Il a dit qu'il n'était absolument pas intervenu dans notre élection.

"Dans son style pugnace, il a encore martelé qu'il ne laisserait " plus les États-Unis se faire abuser " et a répété ce qu'il avait dit, déjà, en septembre à la tribune des Nations Unies: "il mettra " toujours l'Amérique d'abord, de la même manière, j'espère, que vous tous dans cette pièce donnerez la priorité à vos pays respectifs ". Il dit: "Je n'ai pas fait ça".

Vladimir Poutine, quant à lui, a eu des mots aimables pour son homologue américain.

Les deux chefs d'Etat ont néanmoins pu échanger quelques mots à l'occasion du grand rendez-vous asiatique: ils se sont croisés à deux reprises le 11 novembre (dans les couloirs de l'hôtel Intercontinental Danang Sun Peninsula Resort, puis alors qu'ils se rendaient à la séance photo des dirigeants du sommet) et une fois la veille, en marge d'une autre séance photo. Les médias américains publient régulièrement, se référant à des sources non citées, des informations sur des contacts de l'équipe de campagne de Donald Trump avec des fonctionnaires et des hommes d'affaires russes. "Nous ne pouvons plus tolérer ces abus commerciaux chroniques ", a-t-il affirmé, se disant en revanche prêt à des accords avec tout pays prêt à " des échanges équitables ". "Les relations entre la Russie et les Etats-Unis ne sont pas encore sorties de la crise", a reconnu l'homme fort du Kremlin. "Nous combattrons les pratiques destructives qui consistent à contraindre les entreprises à abandonner leurs technologies ou à les forcer à des partenariats pour avoir accès aux marchés", a-t-il assuré.

Le président des Etats-Unis a par ailleurs souligné que l'Amérique ne signerait plus de " grands accords qui lui lient les mains et l'obligent à renoncer à sa souveraineté ". Le président russe, que l'ONG Reporters sans frontières qualifie de "prédateur" lorsqu'il s'agit de la liberté de la presse, a même été jusqu'à affirmer que l'offensive contre RT "est une attaque contre la liberté d'expression".

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