Madagascar a gagné une bataille, mais pas la guerre — Peste

Evrard Martin
Novembre 28, 2017

Trois mois de crainte permanente, des congés scolaires obligés, des familles ayant perdu leurs proches, la population malgache a vécu un cauchemar à cause de la peste. Ainsi, l'épisode de peste pulmonaire urbaine, qui a touché une vingtaine de districts dans le pays depuis le début du mois d'août, a pris fin avec un bilan reflétant l'efficacité des mobilisations à tous les niveaux, aussi bien à l'endroit du gouvernement que des Partenaires techniques et financiers (PTF), dont l'OMS et l'Institut pasteur de Madagascar (IPM)...

Le Chef de gouvernement a noté, lors d'une cérémonie en présence des représentants de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), que le dernier cas de peste urbaine avait été enregistré le 3 novembre dernier.

Cependant, Olivier Mahafaly Solonandrasana fait savoir que "la saison pesteuse ne sera clôturée qu'en avril 2018". En outre, on a dénombré plus de cas de peste pulmonaire que de cas de peste bubonique. Les partenaires ayant mobilisé des fonds et des matériels pour lutter contre la maladie à Madagascar ont salué les efforts déployés par le gouvernement malgache à contrôler la peste rapidement.

Cette victoire ne veut en aucun cas dire que la lutte contre l'épidémie de peste s'arrête là. "Le financement de la recherche, de la prévention et de la préparation concernant la peste est très insuffisant et, cette année, des milliers de personnes à Madagascar ont subi les conséquences de cette situation", a déclaré le Dr Peter Salama, Directeur exécutif du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS. Le Premier ministre malgache a indiqué que ce n'est pas encore le moment de baisser les bras. Même si la fin de l'épidémie a été annoncée, une structure devra être mise en place en permanence pour faire baisser le taux des personnes victimes de la peste.

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