Plus de 60 morts dans des raids aériens sur un marché — Syrie

Claudine Rigal
Novembre 14, 2017

Les raids aériens sur un marché d'une localité rebelle dans une " zone de désescalade " du nord de la Syrie ont fait 61 morts, essentiellement des civils, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) publié mardi, au lendemain des frappes. Les sources sur lesquelles se base l'OSDH identifient les auteurs des frappes en fonction du type d'avion, de leur localisation et des munitions utilisées.

Atareb, située dans l'ouest de la province d'Alep et contrôlée par différents groupes rebelles, a été lundi la cible de trois frappes aériennes, a précisé l'Observatoire, malgré une " zone de désescalade " en place dans la région.

"Nombre de blessés sont décédés, portant le bilan à 61 morts, dont cinq enfants et trois policiers", a indiqué l'OSDH mardi.

Un photographe collaborant avec l'AFP a relaté des scènes de panique parmi la population d'Atareb qui tentait d'évacuer les blessés à travers les décombres des bâtiments détruits par les raids.

La municipalité d'Atareb est située dans l'une des quatre zones de désescalade instaurées dans plusieurs régions syriennes où des cessez-le-feu sont en principe observés entre les forces rebelles et celles du régime.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont prôné lundi à Sotchi une avancée du processus politique en Syrie pour mettre fin à la violence. Elles sont prévues dans le cadre du processus de paix d'Astana, au Kazakhstan, parrainés par la Russie, la Turquie et l'Iran.

La répression gouvernementale de manifestations pacifiques prodémocraties, en 2011, a conduit à la Syrie sur le sentier de la guerre civile, une guerre qui s'est complexifiée en raison de l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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