Saad Hariri est arrivé à Paris

Claudine Rigal
Ноября 21, 2017

En visite à Paris à l'invitation du président de la république Emmanuel Macron, le premier ministre Libanais démissionnaire Saad Al Hariri a confirmé qu'il sera à Beyrouth pour la fête nationale, mercredi 22 novembre 2017.

"Hariri a quitté l'aéroport de Ryad à bord de son avion privé et en compagnie de son épouse pour l'aéroport du Bourget" près de Paris, a annoncé la Future TV samedi vers 01h20. Depuis, il était resté en Arabie saoudite.

Macron "poursuivra ces échanges avec d'autres dirigeants internationaux dans les prochains jours", a ajouté la présidence.

Depuis l'annonce de sa démission, c'est le deuxième voyage de M. Hariri, après un déplacement de quelques heures à Abou Dhabi.

Pour Frédéric Charillon, journaliste au quotidien L'Orient-le-Jour, "la France se trouve bien seule pour mener une initiative" et "soutenir le Liban et le protéger du chaos est un réflexe à Paris". Il avait précisé que M. Hariri serait reçu à l'Elysée "en tant que Premier ministre" du Liban, car "sa démission n'est pas reconnue dans son pays puisqu'il ne s'y est pas rendu".

La venue à Paris de M. Hariri a été "expressément saluée" samedi par le ministère allemand des Affaires étrangères, qui a appelé "toutes les parties à réduire les tensions". Avant d'accueillir Saad Hariri, Emmanuel Macron s'est entretenu au téléphone avec le président libanais Michel Aoun, qui "l'a remercié pour l'action de la France en faveur du Liban", a indiqué l'Elysée.

Jeudi, M. Gabriel avait déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue libanais Gebrane Bassil que "le Liban risqu (ait) de retomber dans de graves confrontations politiques et peut-être militaires".

M. Hariri annonce le 12 novembre qu'il va " très bientôt " rentrer dans son pays.

Vendredi, le président Macron avait lui réaffirmé sa volonté de "dialoguer" avec l'Iran, qui a accusé Paris de "partialité" après les critiques de M. Le Drian à l'encontre de Téhéran. Il met aussi en garde la diplomatie française qui doit "sortir des dilemmes traditionnels: Doha ou Riyad, Sissi ou pas Sissi, Bachar ou Daech, le Hezbollah ou Hariri".

D'autres rapports

Discuter de cet article