Toujours moins de voyageurs dans les trains français — Transports

Xavier Trudeau
Novembre 18, 2017

En 2016, les déplacements en train ont représenté 9,2% des voyages, alors que la voiture en constitue 79%.

Alors que le gouvernement souhaite réformer le système ferroviaire français, notamment en vue de la prochaine ouverture à la concurrence, un rapport de l'autorité de régulation du secteur (Arafer) vient de publier un bilan montrant l'étendue des dégâts. L'autocar a progressé de 17%.

La baisse de fréquentation a été inégale selon les réseaux, explique l'Arafer.

Les trafics intérieurs de voyageurs réalisés en voiture, en autocar et en avion ont encore augmenté en 2016 au détriment du train. La fréquentation mesurée en passagers/km a ainsi reculé de 1 % en 2016 en France.

Ce sont les trains internationaux et les Intercités qui ont le plus souffert, ainsi que les TER dans une moindre mesure, tandis que le TGV reste stable et que le Transilien - trains de banlieue en Ile-de-France - voit sa fréquentation augmenter. Le développement du TGV et des TER à la fin des années 90 et au cours des années 2000 avait en effet permis au ferroviaire d'atteindre 10 % de part modale en 2011 contre 7,1 % en 1995. "La perte d'attractivité du mode ferroviaire est une réalité", a commenté le président de l'Arafer, Bernard Roman, lors d'une conférence de presse, estimant qu'on "peut se dire que la qualité de service est un facteur essentiel d'attractivité du ferroviaire". Chaque jour en moyenne, 11,2% des trains avaient plus de six minutes de retard à leur arrivée au terminus. Concernant les retards, l'Arafer note par ailleurs que la moitié d'entre eux pourraient être évités par la SNCF.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL