Une centaine de "marcheurs" sur le départ — LREM

Claudine Rigal
Novembre 14, 2017

Il se surnomment les "100 démocrates".

Les démissionnaires, menés par la militante Tiphaine Beaulieu, estiment que "les nouveaux statuts" du parti, "avec une représentativité très affaiblie de la base militante, ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".

De fait, les nuages noirs s'amoncellent: les députés sont accusés par leurs opposants à l'Assemblée nationale d'être des "godillots", tout juste bons à voter ce qu'on leur dit sans réfléchir; les adhérents s'impliquent de moins en moins; et le chef de file du parti, Emmanuel Macron lui-même, n'en finit plus de dévisser dans les sondages. Et il n'y a qu'un seul candidat au poste de délégué général: Christophe Castaner, l'actuel porte-parole du gouvernement.

"En refusant le principe d'élections démocratiques consacré par la Révolution française de1789 et par la Constitution de notre pays pour permettre aux adhérents de la République en Marche de choisir leurs dirigeants, (.) La République en Marche offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d'organisation digne de l'Ancien Régime", n'hésitent pas à lancer les signataires. Lundi 13 novembre, la liste "En Marche Citoyens" a justement demandé qu'un débat soit organisé "histoire que chacun puisse défendre ses arguments", selon RTL.

"Le parti est en état dépressif". Dans son édition du 14 novembre, le journal L'Opinion affirme que LREM connaît un passage difficile.

Un huissier apportera les lettres de démission des "100 démocrates" au siège du parti vendredi 17 novembre.

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