Une manif proarmes près de Polytechnique fait grincer des dents

Claudine Rigal
Novembre 28, 2017

"Au début, je pensais que c'était une très, très mauvaise blague". Quand j'ai appris que c'était sérieux, j'ai trouvé ça absolument scandaleux. (.) Dans notre société, les gens sont libres de manifester, mais là, c'est plus que du mauvais goût, c'est totalement inacceptable et je condamne fermement cette intention de manifester sur la place du 6 décembre.

Valérie Plante, mairesse de Montréal, s'y est également opposée en termes non équivoques.

La ministre de la Condition féminine, Hélène David, a elle aussi dénoncé un regroupement "indécent" et "immoral" dans "un lieu même où les familles des victimes se recueillent".

Le rassemblement, qui compte dénoncer "le contrôle excessif des armes à feu", est prévu samedi, quatre jours avant les commémorations du tragique événement, à l'initiative de l'organisme intitulé Tous contre un registre des armes à feu.

"Quatorze femmes ont été froidement assassinées par Marc Lépine le 6 décembre 1989".

Si, au contraire, il leur reste encore ne serait-ce que l'ombre d'un début d'intelligence et de compassion pour les victimes, leurs familles et amis éplorés, ils iront exercer leur liberté d'expression dans un autre lieu.

Il a soutenu que c'est justement parce que ce lieu est un symbole que le collectif a choisi d'y manifester, afin de dire qu'il fallait cesser d'instrumentaliser les victimes de Polytechnique pour mener un combat contre les armes à feu.

Les voix s'élèvent contre une manifestation pro-armes prévue samedi sur la Place du 6-décembre-1989, créée en hommage aux victimes de la tuerie de Polytechnique.

"Si on voit qu'il y a des problèmes, on va changer d'endroit".

" Au moins 300 à 400 " personnes sont attendues à cette manifestation, a-t-il précisé.

Ce qui confirme le véritable objectif du lieu choisi pour la manif: auto-publicité, mobilisation et propagande.

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