Une étude sur 20 ans sème le doute — Glyphosate

Evrard Martin
Novembre 21, 2017

Une recherche épidémiologique américaine n'établit pas de lien entre pesticides et lymphomes.

C'est l'étude la plus poussée qui ait été publiée jusqu'ici, et elle pourrait bien changer la donne en Europe, à quelques jours de la réunion qui doit décider du sort de cet herbicide dans l'Union européenne. Déjà en 2005, l'ASH concluait à l'absence de lien entre l'utilisation du glyphosate et l'apparition de cancer en se basant sur 2.088 cas de cancers survenus entre 1992 et 2001.

Débutée dans les années 90, l'Agricultural Health Study a suivi plus de 50.000 agriculteurs et épandeurs américains en Iowa et en Caroline du Nord et dont 80% utilisaient du glyphosate. Par contre, les chercheurs mettent en avant un lien inédit entre le puissant herbicide et la leucémie myéloïde aiguë. Chez les utilisateurs les plus exposés, le risque de contracter la maladie est plus que doublé par rapport aux personnes non exposées, mais cette association, si elle est " cohérente quelle que soit l'intensité de l'exposition ", n'est statistiquement significative que pour les utilisateurs employant le produit depuis au moins vingt ans. L'AHS s'appuie ainsi sur l'une des plus grandes cohortes de travailleurs agricoles suivies dans le monde. " La classification du glyphosate est toujours valide, répond-on au CIRC. Les premiers résultats de l'AHS sur le sujet [publiés en 2005] n'avaient pas non plus mis en évidence".

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