Yémen: un raid attribuée aux Saoudiens sur l'aéroport de Sanaa

Claudine Rigal
Novembre 15, 2017

Le Yémen connaît "la pire crise humanitaire de la planète", selon l'ONU.

DUBAI, Émirats arabes unis - La mission de l'Arabie Saoudite auprès des Nations Unies a annoncé que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et qui combat les rebelles chiites au Yémen commencerait à rouvrir les aéroports et les ports maritimes de ce pays, le plus pauvre du monde arabe.

La première étape de cette réouverture aura lieu dans les 24 heures et concernera les ports d'Aden, de Moukalla et de Mocha ainsi que les aéroports d'Aden, de Seiyoun et de Socotra, a-t-il précisé.

"L'UE exhorte la coalition à s'assurer de la reprise immédiate des vols des Nations unies et des activités dans les ports de Hodeida et d'Al-Salif, ainsi que de la réouverture des frontières terrestres, pour l'aide humanitaire" notamment, a-t-il toutefois ajouté, jugeant cet acheminement vital. L'OCHA a estimé lundi que le blocus entraînait de graves pénuries de matériel commercial et humanitaire au Yémen. "Il ne peut y avoir aucune alternative au fait que ces ports puissent fonctionner complètement et recevoir de l'aide humanitaire ainsi qu'un trafic commercial", a insisté le porte-parole onusien.

Celui d'Hodeida en particulier, situé en territoire tenu par les rebelles, constitue un accès clé pour l'aide car il est le plus proche géographiquement de la majorité des populations dans le besoin.

Des témoins ont fait état de raids aériens dirigés, vendredi 10 novembre, par la coalition menée par l'Arabie saoudite contre le ministère de la défense à Sanaa, capitale du Yémen en guerre contrôlée par les rebelles houthistes. De son côté, l'ONU a réclamé la fin du blocus devant "la situation humanitaire catastrophique" au Yémen, menacé de "la plus grande famine" des dernières décennies. Mais la coalition a accusé les rebelles d'utiliser des convois d'aide pour faire entrer des armes illégalement. Le blocus entrave également l'assainissement de l'eau et cela peut avoir un impact sur près de six millions de personnes vivant dans des districts à haut risque de choléra, selon la responsable de l'Unicef au Yémen, Merixtell Relano.

En mars 2015, le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi a reçu le soutien de la coalition emmenée par Riyad, mais les forces loyalistes regroupées dans le sud peinent à remporter des victoires décisives.

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