Accident de car à Millas : des témoignages contradictoires

Claudine Rigal
Décembre 18, 2017

"L'identification des victimes et l'information des familles a été faite dans la nuit de manière exhaustive", a ajouté à l'AFP une responsable de la préfecture des Pyrénées-Orientales. L'accident n'a fait aucun mort ou blessé dans le train. Le groupement de gendarmerie des Pyrénées-Orientales s'est vu confier l'enquête de flagrance pour "homicides et blessures involontaires" qui permettra de comprendre ce qu'il s'est passé et d'établir les responsabilités.

Ce travail de deuil et d'accompagnement incombe aussi aux enseignants, eux-mêmes bouleversés par l'accident et parfois démunis face à la réponse à donner à leurs élèves.

L'accident s'est produit à 16h10 au passage à niveau No25 sur l'axe Perpignan-Villefranche de Conflent, situé à Millas. "J'essaie de tenir le coup et on verra bien", déclare l'un des professeurs. Seul le conducteur du TER a pu être pour l'instant entendu, la conductrice, âgée de 48 ans et employée des autocars Faur, ayant été grièvement blessée dans l'accident. Derrière, un deuxième bus s'apprêtait à le suivre.

Il s'agit d'un passage à niveau " classique " doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, a précisé la SNCF selon laquelle le passage à niveau 'n'était pas considéré comme particulièrement dangereux'. Alors que la SNCF affirme que le passage à niveau fonctionnait, un parent d'élève remet en cause cette version. Plusieurs investigations sont en cours: une enquête judiciaire, une autre de la SNCF, une enquête administrative a été aussi ouverte par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT).

Sur le site de la catastrophe, le Train Express Régional et l'autocar éventré, dont la carcasse gît encore sur la voie ferrée, ont été placés sous scellés. Une source proche du dossier avait auparavant fait état de six victimes. Le temps que des experts procèdent à des mesures avec des lasers pour la modéliser et la reconstituer en 3 dimensions.

Le Premier ministre Edouard Philippe, qui se trouvait à Cahors (Lot), est arrivé par hélicoptère.

"Il est indispensable qu'on puisse faire la lumière", a déclaré de son côté Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, afin qu'"à l'avenir, sur les 15 000 passages à niveau de France, ce type d'événement tragique ne puisse pas se reproduire".

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