Assistants parlementaires d'eurodéputés : le FN mis en examen

Claudine Rigal
Décembre 12, 2017

Depuis 2015, le parti fait l'objet d'une enquête sur des emplois fictifs d'assistants de députés européens. Cette mise en examen a eu lieu le 30 novembre, après une convocation devant les magistrats instructeurs.

En juin dernier, Marine Le Pen, la présidente du parti, avait été mise en examen pour abus de confiance dans cette enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés du FN. Elle avait dénoncé une "opération politique".

Fin juin, Marine Le Pen avait indiqué aux juges qu'elle considérait que " les griefs qui [lui] sont faits relèvent d'un débat qui excède la compétence des juridictions pénales françaises ", précisant que " c'est un débat qui concerne uniquement le Parlement ".

"C'est la suite logique de la procédure", selon le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, qui a confirmé à l'AFP l'information du quotidien Le Monde selon laquelle le Front national a été mis en examen pour complicité et recel d'abus de confiance.

L'enquête porte sur des salaires versés sur des fonds européens à des assistants d'élus FN au Parlement européen, qui pourraient avoir été affectés à d'autres tâches. Ces derniers, rémunérés par le Parlement européen, sont soupçonnés d'avoir travaillé en réalité pour le Front national en France.

Le préjudice pour l'institution européenne s'élèverait, d'après ses calculs, à près de 5 millions d'euros de 2012 à 2017.

Certains documents, récoltés par les enquêteurs au cours des perquisitions successives, accréditent la thèse d'un détournement de fonds organisé par plusieurs cadres du Front national.

Wallerand de Saint-Just s'était défendu le 30 mars sur franceinfo: "Il n'y a jamais eu de système mis au point, nous n'avons rien fait d'illégal, nous n'avons jamais voulu prendre le moindre centime au Parlement européen".

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