Bourita convoque des ambassadeurs — Al Qods

Claudine Rigal
Décembre 6, 2017

Abbas a "réaffirmé notre position ferme qu'il ne peut y avoir d'Etat palestinien sans Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions et à la loi internationales et à l'initiative de paix arabe", a ajouté le communiqué.Par ailleurs, au cours d'une réunion de délégués des pays membres de la Ligue arabe au Caire, son secrétaire général Ahmed Aboul Gheit a affirmé mardi que la décision américaine représentait une "menace (pour) la stabilité régionale " et "mettrait fin au rôle des Etats-Unis comme médiateur de confiance entre Palestiniens et Israéliens ".Mardi matin encore, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a averti que le statut d'El Qods était "une ligne rouge" pour les musulmans, évoquant une possible rupture diplomatique avec Israël si Washington devait reconnaître la ville sainte comme capitale de l'Entité sioniste.Il faut cependant dire que la propension de l'administration de Trump à aller dans le sens de l'occupant sioniste n'étonne plus.

"Vous n'êtes pas sans savoir, Excellence, l'extrême importance que revêt la ville d'Al Qods non seulement pour les parties au conflit, mais également pour les fidèles des trois religions célestes. Elle risque également d'attiser la tension, hypothéquer les chances de paix et accentuer la violence et l'extrémisme". "Avec sa spécificité religieuse, son identité et sa grande Histoire, ainsi que sa symbolique politique, cette ville doit rester une terre de coexistence et un étendard de tolérance", a écrit le Roi du Maroc dans son message.

A cette occasion, SM le Roi, en tant que Souverain du Royaume du Maroc, Amir Al-Mouaminine et Président du Comité Al Qods, issu de l'Organisation de la coopération islamique, a "réitéré la solidarité forte et constante du Royaume avec le Peuple palestinien frère dans la défense de sa cause juste et de ses droits légitimes, notamment concernant le statut d'Al Qods Al-charif", a indiqué un communiqué du Cabinet royal.

Le président américain a informé mardi le président palestinien Mahmoud Abbas et le roi jordanien Abdallah II de son intention de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem.

En saluant hautement Vos efforts sincères en vue du rétablissement de la paix et de la sécurité dans la région du Proche-Orient, Nous portons beaucoup d'espoir sur vos bons offices et intervention agissante auprès de l'administration américaine pour la dissuader de prendre toute mesure se rapportant à la ville d'Al-Qods, eu égard aux répercussions dangereuses que représente une telle mesure pour l'avenir de la paix et la sécurité dans la région.

Dans le même sillage, le Royaume du Maroc a exprimé "sa profonde inquiétude et sa vive condamnation" de la décision des Etats-Unis.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a rencontré, ce mercredi le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis à Rabat, Stephanie Miley, et les ambassadeurs de Russie, de Chine, de France et du Royaume-Uni au Maroc, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La ville d'Al-Qods occupée, relève le souverain marocain, "se trouve au cœur des questions du statut définitif, ce qui exige de préserver sa place juridique et d'éviter tout ce qui est de nature à porter atteinte à son statut politique actuel".

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