Emmanuel Macron estime qu'il "faudra parler" avec Bachar al-Assad — Syrie

Claudine Rigal
Décembre 18, 2017

Le président français a promis que "la guerre contre Daesh sera gagnée d'ici fin février". Le chef de l'État est revenu sur les premiers mois du quinquennat, dans un long entretien accordé à France 2, dimanche 17 décembre.

"Il faudra parler à Bachar". Une annonce qui vient conforter celle qu'il avait déjà faite le 10 décembre dernier lors de son discours commun avec Benjamin Netanyahu, et durant lequel il a fait savoir que "les opérations militaires contre Daesh en Syrie prendront fin en février 2018".

Certes, dans un grand écart proche de la déchirure, le chef de l'État ne blanchit pas le dictateur syrien, rappelant que Bachar devra " répondre de ses crimes devant son peuple et devant la justice internationale", mais sa priorité est de construire " une solution politique qui permettra une paix durable", notamment avec le respect de toutes les minorités, sur le modèle libanais, explicitement vanté. "Mon ennemi, c'est Daech", a souligné le président. "Bachar al-Assad sera là".

Abordant le sujet du processus de paix engagé dans le pays, le président français a reconnu que la coalition allait devoir compter avec Bachar el-Assad pour rétablir la paix dans le pays: "Bachar el-Assad sera là, [.] parce qu'il est protégé par ceux qui ont gagné la guerre sur le terrain, que ce soit l'Iran ou la Russie".

"Je souhaite des représentants de toutes les oppositions".

" J'ai souhaité coopérer avec d'autres puissances, car j'ai dit "ma prioté c'est l'extermination de Daech, avant Bachar". Déclenché en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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