Imbattables ces Norvégiennes — Mondial de hand

Solenn Plantier
Décembre 18, 2017

Nation au palmarès colossal sur la scène internationale, la Norvège a souvent barré la route des Tricolores lors de leurs dernières campagnes, avec en point d'orgue la finale du Mondial 2011 perdue aux Brésil face aux Scandinaves (24-32). Les Françaises veulent y croire, tout en reconnaissant l'immensité de la tâche.

Opposées au tenant du titre en finale du Mondial, les Françaises s'apprêtent à relever un immense défi pour s'éviter une quatrième défaite en cinq finales disputées dans cette compétition. C'est justement en profitant d'une des rarissimes éclipses norvégiennes, en 2003 lorsqu'elles furent éliminées au tour principal par un tandem Hongrie-Ukraine inattendu, que la France avait d'ailleurs réussi à décrocher son unique titre international. "Je cherchais une comparaison pour quelqu'un qui débarquerait dans le handball et j'ai trouvé le Barça de Guardiola", dit la défenseuse Béatrice Edwige. "Or à l'époque de Guardiola, peu d'équipes battaient le Barça!"

Les motifs d'espoir existent cependant.

La deuxième demi-finale a été bien plus serrée. L'affiche sera la même que celle gagnée par les garçons, fin janvier à Paris-Bercy, mais cette fois-ci ce seront les Bleues qui seront nettement outsiders face aux tenantes du titre, impressionnantes en demi-finale face aux Pays-Bas (32-23).

Mais un vent de panique a ensuite soufflé sur les Bleues dans les dix dernières minutes, remettant en cause ce bel acquis. Les Bleues ont certes perdu leur dernier grand match contre la Norvège, l'an passé en demi-finale de l'Euro (20-16), mais l'écart n'était pas si grand. Si on déraille ne serait-ce que deux minutes, elles sont capables de nous mettre un +4. Pour créer la surprise, il faudra plus que jamais faire "un grand match!". Les joueuses d'Olivier Krumbholz ont toutefois montré qu'elles avaient du caractère pour aller chercher une qualification somme toute méritée. "Demain, il sera temps de se lâcher, de montrer qu'on a de la détente et du tir et qu'on a compris le jeu", dit-il, pensant peut-être à des joueuses comme Estelle Nzé-Minko et Gnionsiane Niombla, ou à la toute jeune Orlane Kanor.

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