Jérusalem "une ligne rouge" pour les musulmans — Recep Tayyip Erdogan

Claudine Rigal
Décembre 7, 2017

"En tant que président en exercice de l'OCI (Organisation de la coopération islamique), nous allons suivre cette question jusqu'au bout".

Les mesures de sécurité ont été renforcées à Athènes alors que la capitale grecque s'apprête à recevoir le président turc, Recep Tayyip Erdogan, jeudi.

Cette question sera au centre d'entretiens que M. Erdogan doit avoir mercredi à Ankara avec le roi de Jordanie Abdallah II, dont le pays est le gardien des Lieux saints musulmans de Jérusalem.

M. Erdogan avait déjà affirmé mardi que le statut de Jérusalem était "une ligne rouge" pour les musulmans, évoquant même une possible rupture diplomatique avec Israël si Washington devait reconnaître la ville sainte comme capitale. Si cette décision est prise, le chef d'Etat et ses collaborateurs se réuniront d'ici à peu près une semaine pour un sommet des leaders de l'OCI à Istanbul, en Turquie.

Le porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag, a lui aussi averti que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël serait une "catastrophe" pour la région et entraînerait de nouveaux conflits.

"Nous n'accepterons plus la médiation de l'Amérique, nous n'accepterons plus la médiation de M. Trump".

Un tel règlement doit permettre aux Palestiniens " d'établir un Etat indépendant à côté d'Israël avec Jérusalem-Est comme capitale", a-t-il ajouté.

La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël ni l'annexion de sa partie orientale en 1967. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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