Jusqu'où faut-il aller dans les restitutions — Musées

Claudine Rigal
Décembre 7, 2017

Le président français Emmanuel Macron s'est dit "prêt" mercredi à ce que Paris restitue les crânes d'insurgés algériens tués au XIXe siècle par l'armée française et conservés au Musée de l'Homme à Paris, un geste attendu à Alger. Fruit de l'histoire, en particulier coloniale et militaire, des "collections" de crânes ou de momies reposent dans les réserves de plusieurs établissements, dont le Quai Branly ou le Musée de l'homme. En 2016, de nombreux chercheurs avaient lancé une pétition en ligne demandant à ce que les crânes des martyrs de Zaâtcha soient rapatriés en Algérie afin de leur offrir une sépulture.

Lors de la célébration du 55e anniversaire de l'indépendance, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, avait demandé à la France de passer des "paroles aux actes" au sujet du règlement des dossiers qui "relèvent du contentieux mémoriel avec l'Algérie". " A priori seuls six crânes sont ceux de résistants". Mais nous avons plusieurs fois signalé que nous sommes prêts à la restitution de restes humains identifiés, surtout s'ils sont porteurs d'une histoire. Les autres sont ceux de supplétifs, de détenus de droit commun, de morts non réclamés dans les hôpitaux.

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